CORNO di CACCIA


St-Hubert Mass

Le cor naturel est un bon example des phénomènes naturels évidents produits par les instruments de musique dans leur environnement. Ce cor possède un son très bas (« fondamental ») et la distance (« l'intervalle ») entre le ton fondamental et le ton supérieur suivant peut être décrite de plusieurs façons : Comme étant égale à deux fois la fréquence, à six pas entiers ou à huit degrés d'échelle (une octave). Ici, la référence au degré d'échelle est trompeuse à dessein, car, à mesure que l'on augmente la fréquence d'une valeur constante, les intervalles continuent de diminuer jusqu'à ce qu'il ne reste plus que de petits intervalles. Ce soir, vous allez entendre deux pièces pour cor naturel qui mettent en lumière ce phénomène et offrent une riche gamme de timbres.

The natural horn reveals important examples of the manifest natural phenomena of musical instruments in their environment. It has a lowest serviceable pitch ("fundamental"), and the distance ("interval") from the fundamental to the next-highest available pitch can be described in several ways: twice the frequency, six whole steps, or eight scale degrees ("an octave"). "Scale degree" is purposefully misleading here, for as we continue to increase the frequency by an unvarying amount, the sounded intervals continue to shrink until only wonderfully small intervals remain. Tonight, two natural horn pieces celebrate this phenomenon and offer a rich tapestry of timbres.

– Michael Ethen

Hubertus, confesseur qui a vécu en France et en Belgique au VIIe siècle, a été le premier à porter le titre de saint patron des chasseurs en 743. C'est pratiquement à la même époque que le 3 novembre est devenu le jour de la Saint-Hubert. Depuis ce temps-là, une tradition orale a permis qu'une musique pour trompe de chasse écrite en son honneur soit transmise de génération en génération. Cette tradition parle d'une époque aussi lointaine que les autres musiques du festival. Le nombre de mélodies composées en l'honneur de Saint-Hubert n'a cessé d'augmenter à mesure que se sont succédé les générations de cornistes, mais certaines traditions sont restées bien vivantes : Les musiciens se tiennent en biseau le dos tourné aux spectateurs et les mélodies sont mémorisées. La Messe de Saint-Hubert est tirée de cette tradition et la plupart des concerts donnés aujourd'hui s'inspirent des mélodies réunies en 1934 par Jules Cantin.

M. Derome dirige un ensemble pendant les quatre premiers mouvements plus deux autres de la Messe de Saint-Hubert qui rend hommage au Saint, mais aussi à la complexité des sons du cor naturel. Cette messe honore également les traditions de la musique populaire. Le concert de ce soir permet de remonter dans le temps et de faire revivre des oeuvres composées il y a des siècles ainsi que le souvenir du nombre incalculable de fois qu'elles ont été jouées comme le voulait la tradition. Puisse la transmission orale ne jamais s'éteindre.

Hubertus was a Catholic confessor who lived in France and Belgium in the seventh century and was first honored with the title Patron Saint of Huntsmen in 743. Almost immediately, November 3rd became St. Hubert's day. Since that period, an oral tradition has passed hunting-horn (French: trompe de chasse) music written in Hubert's honor from one generation to the next. This tradition pictures as distant a time as any other music in the festival. With each generation of hornists the number of songs composed for Hubert grows, but there are some enduring traditions: the players stand wedge-shaped with their back to the guests, and the horn songs are memorized. The special St. Hubert Mass grew out of this tradition and most recitals today are based on the 1934 collection gathered by Jules Cantin.

M. Derome leads an ensemble in the first four movements and two others of the St. Hubert Mass, which commemorates the saint as well as the complexities of the natural horn sound. The mass equally celebrates folk music traditions. The performance tonight simulates a movement across time, revives pieces imagined centuries before, and calls to mind the countless previous performances– all memories, now–of an uncompromisingly traditional spirit. May the sieve of oral transmission be continuously replenished.

-Michael Ethen