Claude VIVIER


Shiraz (1977)

piano solo

« L'oeuvre est dédiée (...) indirectement à deux chanteurs aveugles que j'ai suivis des heures durant au marché de Shiraz » (Claude Vivier)

Ayant pour idée musicale le mouvement des mains sur le piano, Shiraz débute de façon aussi percussive qu'impressionnante par des accords répétés, pour ensuite faire entendre de cristallines montées vers l'aigu. À l'audition, même sans regarder le pianiste, on s'imagine parfaitement la vigueur avec laquelle les mouvements des mains sur le piano doivent être exécutés. Pure musique en ce sens qu'elle ne raconte pas d'histoire, elle est captivante par les forts contrastes au piano: percussif, puis lyrique; agité, puis moments de silence; quasi marche funèbre, puis mélodie aérienne. Créée à la SMCQ par le pianiste Louis-Philippe Pelletier, dédicataire «direct» de l'oeuvre, cette pièce est directement inspirée du séjour de Vivier en Asie.

-Martine Rhéaume

With its central musical idea being the movement of hands on the piano, Shiraz begins in a way that is as percussive as it is impressionist, with repeated chords, followed by a crystalline ascent to the high register. Without even looking at the pianist, a hearing of this work allows listeners to clearly imagine the energy that must be behind the movements of the hands across piano. Pure music in the sense that it has no real narrative, this work captivates the ear through great contrasts in pianism: percussive, then lyrical; agitated, then silent; funeral march-like, then ethereally melodic. Premiered by the SMCQ by pianist Louis-Philippe Pelletier, the "direct" dedicatee of this work, Shiraz was directly inspired by Vivier's trip to Asia.

-trans.Catrina Flint De Medicis