Deux hymnes orientaux / Two Eastern Chants:
Cherubic Hymn (Romanian)
Cherubic Hymn (Serbian)

L’Hymne des Chérubins est chanté à l’offertoire dans la divine liturgie byzantine. Introduit dans la liturgie au VIe siècle par l’empereur Justin II, il figure au commencement de la liturgie des fidèles (après le renvoi des catéchumènes) et accompagne la Grande entrée lorsque les Saints dons sont transférés en procession de la prosthosis (table de « préparation ») à l’autel. En temps normal, le texte commence par « Hoi ta cheroubim mystikos » (« Nous qui dans ce mystère représentons les chérubins »), mais durant le Grand carême et la Semaine sainte, d’autres textes sont utilisés, « Nyn hai dynameis ton ouranon » (« Maintenant les pouvoirs des cieux ») à la liturgie des Présanctifiés; « Tou deipnou sou tou mystikou » (« À ton souper mystique ») le Jeudi saint; et « Sigesato pasa sarx » (« Que toute chair humaine fasse silence ») le Samedi saint.

Le Cheroubikon était à l’origine chanté en style simple comme une antienne pour des versets de psaumes prescrits mais, à l'instar de l’hymne byzantin pour la communion (koinonikon), il a plus tard perdu sa psalmodie et est devenu un chant choral indépendant. L’asmatikon transmet un mélisme unique, anonyme et incomplet de « Hoi ta cheroubim » dans le 2e mode plagal; la dynastie Paléologue et des compositeurs ultérieurs ont produit des arrangements très élaborés en style kalophonique dans les huit modes.

The Cherubic hymn is the offertory chant in the Byzantine Divine Liturgy. Introduced into the liturgy in the 6th century by the Emperor Justin II, it is sung at the beginning of the Liturgy of the Faithful (after the Dismissal of the Catechumens) and accompanies the Great Entrance when the Holy Gifts are transferred in procession from the prosthosis (table of ‘preparation’) to the altar. For ordinary use the text begins ‘Hoi ta cheroubim mystikos’ (‘We who mystically represent the Cherubim’), but during Great Lent and Holy Week other texts are used: ‘Nyn hai dynameis ton ouranon’ (‘Now the powers of the heavens’) at the Liturgy of the Presanctified; ‘Tou deipnou sou tou mystikou’ (‘At thy mystical supper’) on Holy Thursday; and ‘Sigesato pasa sarx’ (‘Let all mortal flesh be silent’) on Holy Saturday.

The Cheroubikon was originally sung in simple style as an antiphon to prescribed psalm verses, but, like the Byzantine communion hymn (koinonikon), it later lost its psalmody and became an independent choral chant. The asmatikon transmits a single, anonymous and incomplete melismatic setting of ‘Hoi ta cheroubim’ in the 2nd mode plagal; the Palaeologan and later composers produced highly elaborate settings in kalophonic style in all the eight modes.

–Dimitri Conomos