G. SCELSI


Uaxuctum

L’ingénieux système mathématique créé par la civilisation maya lui a permis d’obtenir une précision étonnante dans la mesure du temps et des événements astronomiques. Les astronomes mayas maintenaient et corrigeaient continuellement au moins vingt calendriers différents, chacun basé sur un corps céleste particulier, et érigeaient d’énormes observatoires afin de recueillir des données astronomiques précises. Ce qui subsiste d’Uaxuctum révèle, par exemple, que le peuple maya observait non seulement les extrêmes de la position du soleil (solstices), mais aussi les équinoxes, lorsque le soleil se lève plein est.

La civilisation maya a disparu mystérieusement au dixième siècle. On estime que près de quatre-vingt-quinze pour cent des Mayas ont disparu après 900 apr. J.-C., ce qui même encore résiste à une explication définitive. Plusieurs théories contradictoires tentent d’expliquer le soudain bouleversement dans ce qui correspond maintenant au nord du Guatemala. Selon l’une d’elles, la rapide déforestation a entraîné une hausse de la température de l’air et le sol très aride offrait une insuffisance de vivres. Une autre théorie avance que les violentes tentatives par des rois en puissance d’usurper le trône ont mené à la fin du peuple.

L’oeuvre de Scelsi, Uaxuctum, avance une autre solide possibilité pour la disparition. Son soustitre (La Légende de la cité maya détruite par eux-mêmes pour des raisons religieuses) évoque des images apocalyptiques de masses de fidèles équivalentes à celles des Livres de Daniel ou des Révélations. Achevée en 1966, l’extraordinaire Uaxuctum se déroule en cinq parties dramatiques. Si les deux premières dépeignent la poignante émergence de la civilisation maya, la troisième représente la destruction de la ville elle-même, et les deux dernières évoquent une sagesse toute neuve et le début de l’oubli.

The sophisitcated system of mathematics created by Mayan civilization helped them achieve astonishing precision in the measurement of time and astronomical events. Mayan astonomers maintained and continually corrected at least twenty different calendars, each based on a particular celestial body, and constructed huge building complexes for the purpose of recording accurate astronomic data. The surviving records from Uaxactún tell us, for example, that Mayans observed not only the extremes of solar position (solstices), but also the equinoxes, when the sun rises due east.

Mayan civilization mysteriously disappeared in the tenth century. Perhaps as many as ninety-five percent of the Maya vanished after 900 A.D., which even today resists definitive explaination. Several competing theories attempt to explain the sudden upheaval in what is now northern Guatemala. First, rapid deforestation led to increased air temperature and the intensly arid conditions produced little food. Another theory suggests that the violent attempts by would-be kings to usurp the throne led to the people’s demise.

Scelsi’s Uaxuctum, invokes another strong possibility for the dissapearance. Its subtitle (The Legend of the Mayan City Destroyed by Themselves for Religious Reasons) conjures apocalyptic images of devoted masses on par with the Books of Daniel or Revelation. Completed in 1966, the extraodinary Uaxuctum unravels in five dramatic parts. If the first two depict the harrowing emergence of Mayan civilization, then the third represents the destruction of the city itself, and the final two suggest newfound wisdom and the onset of oblivion.

–Michael Ethen