Nicolò Paganini
Après avoir étudié le violon auprès de son père, il étudia à Parme avec Alessandro Rolla et commença à effectuer des tournées de concerts dès l'âge de quinze ans. Il joua des compositions écrites pour montrer l'étendue de ses talents. Il s'attachait à conserver un certain mystère sur ses techniques de jeu et fut un des premiers musiciens à gérer sa carrière avec un sens certain de la publicité.
Beaucoup de professeurs se succédèrent au cours de la scolarité de Paganini. Le jeune élève étant un peu trop doué, beaucoup ne furent pas à la hauteur (Giovanni Servetto, violon maître de chapelle; Giacomo Costa, premier violon des principales églises de Gênes). D'autres estimaient n'avoir rien à lui apprendre dans la technique du violon, comme Alessandro Rolla à Parme, qu'avait conseillé à la famille du virtuose le marquis di Negro, ébahi par les prestations musicales de Niccolò.
Ses compositions et entre autres les Vingt-quatre Caprices pour violon solo contribuèrent à développer la technique de cet instrument avec l'utilisation du mélange des techniques pizzicato et arco (avec cette particularité de faire son pizzicato de la main gauche), les doubles harmoniques ou bien le jeu sur une corde lui permettant d'effectuer toute la Mose-Fantasia sur la seule corde de sol (corde la plus grave du violon).
Outre ses talents de violoniste, il fut un guitariste de qualité et écrivit de nombreuses pièces pour violon et guitare ainsi que pour guitare seule ; il était même capable de présenter des concerts dans lesquels il jouait alternativement de ces deux instruments.
On rapporte que son audition était remarquablement développée : « La délicatesse de l'ouïe de Paganini surpasse tout ce qu’on pourrait imaginer [...] Au milieu de l'activité la plus bruyante des instruments de percussion de l'orchestre, il lui suffisait d'un léger toucher du doigt pour accorder son violon ; il jugeait également, dans les mêmes circonstances, de la discordance d'un instrument des moins bruyants et cela, à une distance incroyable. » (Bennati)
Nicolò Paganini, the greatest violinist of his time, was born on 27 October, 1782 in Genoa, Italy. He began playing the violin at the age of seven, and his talent was quickly recognised by his father, a shipping clerk, who, according to Nicolò, starved him if he failed to work hard enough. Much of Paganini's early career was spent in Lucca, at the court of Princess Elisa Baciocchi, sister of Napoleon Bonaparte, with whom it is said he had an affair.
Paganini was undoubtedly one of the greatest virtuoso violinists of all time. Paganini wrote nearly all the music he played himself. His work ranges from hair-raising difficulty to rhapsodic melody, with thrills and charm aplenty. Additionally, Paganini revolutionised the playing of the violin. In his relentless pursuit to master his instrument, he developed some stupendous techniques and skills that, at the time, were thought to be impossible. He experimented in retuning his strings for creating special effects and introduced the bouncing bow techniques as well as left-handed pizzicato plucking.
Apart from his skills as a violinist, Paganini is said to have been able to play almost any stringed instrument. Indeed, he was playing the mandolin as a young child, well before he was introduced to the violin. He was also a virtuoso viola and guitar player. The classical guitar was a particular favourite, which Paganini turned to whenever he grew bored with the violin. He also wrote a number of fine works for the guitar.
Undoubtedly Paganini's most famous composition is his Caprice No.24. This piece inspired countless composers. Liszt, Schumann and Brahms, as well as later figures such as Lloyd Webber, Rachmaninov and Schnittke all wrote pieces inspired by the insidious little theme which provides the basis of Paganini's Caprice No.24. In this one piece, the full extent of Paganini's technical vocabulary, not least his left-hand pizzicati, harmonics and double-stopping is displayed in 11 variations!












